
« Et je sais que ceux qui trouvent leur vie intolérable sont obligés de tenter de détruire tout ce qui vit. Mais, quel que soit l’acharnement que vous y mettiez, vous n’arriverez pas à assécher la mer ni à détruire la vie sur la terre. »
Hal, le narrateur, revient sur sa jeunesse et celle de son frère Arthur, chanteur de gospel prodigue, dans le Harlem des années 50. Leurs destins se lient à ceux de Julia, enfant évangéliste et de son petit frère Jimmy. Dans un contexte de lutte pour les droits civils, l’on suit ces personnages sur une trentaine d’année, s’attachant à leurs luttes, leurs espoirs, leurs amours.
C’est le premier roman de James Baldwin que je lis après avoir longtemps tourné autour de ses livres, et j’ai été saisie par la force incroyable de sa plume. D’une écriture dense, parfois vulgaire, toujours brillante, il parvient à rendre vivant chacun·e de ses personnages et nous emmène dans une histoire magistrale d’amitié et de résistance à l’oppression.

