Y a pas de héros dans ma famille de Jo Witek

Avant ce fameux travail avec son camarade de classe Hippolyte, tout était normal. Mo gérait sa vie ! Chez lui c’était Maurice Dambek et en cours on l’appelait Mo ! Dans la tribu Dambek, on vit serrés, ça crie et on se marre ! A l’école ça se tient sérieux et on parle bien. Mais voilà, il fallait bien que le choc arrive. Quelle surprise de voir que chez Hippolyte tout ne se passe pas pareil ! Rien qui bouge, rien qui dépasse. A l’école on se croirait ! Pire ! Au musée ! Et puis qu’est-ce que c’est que ce mur de photos dans le salon ?! Qui sont ces gens, ces visages ? Apparemment des gens connus ! Tous ! De la famille d’Hippolyte ! Chez Mo, pas de héros, pas de photos. Tous des zéros. Mo commence à avoir honte de lui, de Maurice, de sa tribu, des Dambek. De sa mère qui fait des crêpes (avec des bières !), de ses frères et sœurs hauts en couleurs, et de son père ferrailleur/ brocanteur à ses heures… Pourtant chez les Dambek, des cadres  des photos et des héros qui sommeillent, il y en a ! Il faudra juste que Mo cherche un peu pour les trouver 🙂  Lis ce livre pour voir s’il y arrive !

Drôle et attachant ! Très chouette roman !

 

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Game over ?! Concours d’écriture

Les gagnants du concours 2017-2018 !

Pour la deuxième année, la BiblioXL a organisé un concours d’écriture. Celui de cette année se faisait en collaboration avec le service Solidarité – Égalité des chances de la commune d’Ixelles et Handicap International. Après avoir exploré le policier, nous proposions aux participants de l’édition 2017-2018 d’explorer le handicap et la science fiction.

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Les brigades immunitaires

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce manga n’est pas axé que sur l’éducatif. Bien sûr, le fonctionnement du corps humain est omniprésent mais l’histoire est rythmée par des combats épiques, à la « One Punch Man » ou autre shonen d’action, entre Globules blancs et virus ou bactéries.

Pour les plus âgés, ce manga vous rappellera la série « Il était une fois la vie ». Les encadrés sont très bien documentés sans pour autant être lourds (les lecteurs impatients peuvent même les passer). À côté de cela, l’ambiance du manga est assez explosive. Les ennemis du corps humain ont vraiment la classe : les pneumocoques ressemblent à des aliens/insectes, le virus grippal a l’apparence d’un zombie et les cellules cancéreuses sont plus qu’inquiétantes. Bref, un manga à découvrir !

Dès 12 ans, série disponible en section jeunesse.

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The Promised Neverland

Emma, Ray et Norman vivent tous les trois à l’orphelinat Grace Field House. Ils y passent des moments heureux avec leurs « frères » et « sœurs » et « Maman » qui s’occupe d’eux et qu’ils aiment profondément. De temps à autre, un orphelin quitte le foyer pour rejoindre une nouvelle famille d’accueil. C’est le cas de Conny, une adorable petite fille de six ans. Au moment de partir, Emma et Norman constate que celle-ci a oublié « Little Bunny », sa peluche lapin dont elle ne se sépare jamais. Exceptionnellement, les deux amis désobéissent à Maman et se dirigent vers le portail interdit où Conny s’apprête à quitter l’enceinte de Grace Field House. Là, Emma et Norman font une terrible découverte et réalisent que leur existence repose sur un monstrueux secret.

Je ne vais pas vous en dévoiler d’avantage, sachez juste que ce premier tome peut être résumé en une phrase : « Méfiez-vous des apparences ! ». Cette série haletante s’inscrit dans un univers glauque et cruel. Le scénario est original et propose des héros intelligents qui ne laissent rien au hasard.  Dès le début du récit, on se sent impliqué et on suit avec attention les plans élaborés par les orphelins, en espérant qu’au final, ça se passe bien pour eux.  Au niveau graphique, on a quelque chose de qualité. Ce n’est pas étonnant si cette série a été citée lors de la 10e édition du Grand Prix du Manga au Japon.

La série se trouve en section ados (mezzanine). Elle s’adresse plutôt à des lecteurs avertis.

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L’atelier des sorciers

Et si pour être un sorcier, il suffisait juste de savoir bien dessiner ?

Voici l’histoire de Coco, une petite fille fascinée par la magie qui croise un jour le chemin du sorcier Kieffrey. Malgré les mises en garde de ce dernier, Coco espionne le magicien et découvre qu’un sort ne se lance pas mais se dessine ! La magie ne serait donc pas réservée uniquement à une poignée de privilégiés, contrairement à ce que les sorciers veulent le laisser croire. Grisée à l’idée de pouvoir pratiquer la magie, Coco s’entraîne à l’aide d’un grimoire qu’un étrange personnage lui avait vendu autrefois. Son excitation retombe très vite lorsque, accidentellement, elle pétrifie sa mère.

Je vous conseille vivement ce manga car il propose un scénario et un univers assez différents de ce qui se fait à l’heure actuelle. Dans cet univers merveilleux, la magie s’inscrit comme étant omniprésente, acceptée de tous mais réservée à quelques privilégiés. En tout cas, c’est ce que la population croit. Coco va vite découvrir, à ses dépens, qu’en plus d’être techniquement accessible à tous (à condition d’être un minimum doué en dessin), la magie peut se révéler aussi dangereuse. Outre cet univers incroyable et un scénario bien ficelé, ce manga propose également un dessin très soigné et loin des stéréotypes que véhiculent parfois certains mangas. Série disponible en section jeunesse.

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Rumiko Takahashi : Grand Prix 2019 à Angoulême

 

Le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême vient de décerner son Grand prix 2019 à l’auteure japonaise Rumiko Takahashi. Elle est la deuxième mangaka à remporter ce titre. Pour ceux qui ne la connaîtraient pas, Rumiko Takahashi a notamment créé les séries Urusei Yatsura (Lamu), Ranma 1/2 et Maison Ikkoku (Juliette je t’aime). À la Biblio XL, nous avons justement la série Maison Ikkoku. Et si vous la testiez? À partir 13 ans.

Maison Ikkoku / Rumiko Takahashi ; Tonkam, 2007-2009

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Priest de Hyung Min-Woo

Au commencement, ça ressemble à un bd de zombies au farwest mais détrompez vous, c’est bien plus que çà. Du western au Moyen-âge en passant par l’époque sombre de l’inquisition. Et si les voix prophétiques qu’entendent les croyants ne seraient pas celle du tout puissant mais d’une entité diabolique l’imitant pour leur faire rejoindre ses légions. ?! Une œuvre très personnelle et originale, d’une violence psychologique presque physique, dans laquelle Dieu s’est désintéressé de sa création et dont le seul passe-temps est de faire souffrir ses disciples les plus fervents, où le diable est absent et dans laquelle, abandonnés, les hommes finissent par créer leur propre enfer pour se venger de leur créateur et de leurs semblables d’encore croire en une divinité qui ne les écoute plus !

Amours déchus, complots, hérésie ; un récit occulte sur un rythme endiablé ; vous n’aurez pas le temps de souffler ! Ouvrir cet ouvrage, c’est s’engager sans savoir jusqu’où il vous mènera ! Bonne chance

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Hérétiques de Leonardo Padura

L’une de nos lectrices a lu cet ouvrage et avait envie de vous le proposer ! Voici donc son coup de cœur 🙂

Lancé sur la piste d’un mystérieux tableau de Rembrandt, disparu dans le port de La Havane en 1939 et retrouvé comme par magie des décennies plus tard dans une vente aux enchères à Londres, Mario Conde, ex-policier reconverti dans le commerce de livres anciens, nous entraîne dans une enquête trépidante qui tutoie souvent la grande histoire. On y fréquente les juifs de la capitale cubaine, dans les années prérévolutionnaires, tiraillés entre le respect des traditions et les charmes d’un mode de vie plus tropical ; des adolescents tourmentés d’aujourd’hui, dont les piercings et scarifications semblent crier au vu et au su de tous leur rejet de l’Homme Nouveau et des carcans faussement révolutionnaires ; mais aussi les copains du Conde, chaleureux et bienveillants, toujours prêts à trinquer à la moindre occasion avec une bonne bouteille de rhum. On y fait même un détour par Amsterdam, en plein XVIIᵉ siècle, à l’heure des excommunications religieuses et des audaces picturales, en compagnie d’un jeune juif qui décide d’apprendre l’art de la peinture, contre toutes les lois de sa religion.
Dans ce livre puissant et profond, Leonardo Padura rend un vibrant hommage au libre arbitre et à tous les « hérétiques » qui osent s’opposer aux dictats de leur temps ou de leur communauté. 

 

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ReLIFE

Voici une série suggérée par l’une de nos lectrices. Arata, 27 ans, se retrouve dans une situation peu enviable : pas de travail, pas de petite copine et contraint de mentir à ses proches pour sauver les apparences. Cette situation, il la doit à une erreur commise à l’époque où il avait décroché son premier job. Après avoir passé seulement trois mois au sein de son entreprise, Arata a démissionné. Par conséquence, aucun employeur ne souhaite lui donner de seconde chance. Dans une situation précaire, Arata n’a pas d’autre choix que d’accepter de participer à une expérience de réinsertion sociale proposée par une société appelée « ReLIFE ». Pendant une année, tous ses frais seront pris en charge à condition qu’il refasse une année de terminale. Pour se fondre dans la masse des étudiants, Arata devra avaler une pilule qui lui donnera l’apparence de ses 17 ans.

Deux choses m’ont intriguée dans cette série. La première est la rencontre de deux générations différentes. En effet, quand Arata rencontre ses camarades de classe, il constate très rapidement que ses années d’adolescence sont bien différentes de la vie que mènent  les adolescents actuels. De plus, Arata, en presque trentenaire, a des habitudes qui peuvent le trahir et dont il doit se défaire  (fini les pauses cigarettes !). Le deuxième point intéressant de ce manga concerne la vision du monde du travail au Japon. Dès le premier volume, on se rend compte de la dureté de ce milieu. Au fil de la lecture, on remet en question démission précipitée d’Arata. Peut-être était-elle justifiée ?

Série disponible en section ado (mezzanine).

Hanada le garnement

Une nouvelle série a débarqué à la Biblio XL ! Venez (re)découvrir l’histoire d’ lchiro Hanada, le plus infernal de tous les enfants. Bêtises sur bêtises pour obtenir ce qu’il veut, Hanada se retrouve à l’hôpital entre la vie et la mort suite à un mauvais coup qui a mal tourné. À son réveil, il constate qu’il peut entrer en contact avec les défunts. Ceux-ci ne lui laissent plus aucun répit : Hanada devient le messager des morts malgré lui.

Une série qu’on penserait juste drôle au premier abord mais qui s’avère être aussi très émouvante. Mon coup de cœur pour cette fin d’année 2018 (série finie en 5 volumes, disponible en section jeunesse).

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Les petites contemplations de Yao Ren

À travers ce manhua (manga chinois) tiré de son blog, Yao Ren raconte son quotidien en Chine. Se mettant en scène dans des histoires sincères, drôles et touchantes, il nous donne un regard neuf sur la vie dans une ville chinoise.

Poétique, contemplatif, savourez le long de ces pages magnifiquement illustrées les petits plaisirs du quotidien à coté desquels nous passons trop souvent, pris dans la course à la vie/mort. Arrêtez vous un instant, respirez, observez, laissez vous émouvoir par un couché de soleil d’hiver ou une pluie de printemps. La vie est là autour de vous !

La simplicité de cette bd est sa force et sa faiblesse, soit on se laisse porter, soit on s’ennuie vite.

Une sorte de manuel de pleine conscience en quelque sorte 🙂

Une belle façon aussi de découvrir l’éditeur Urban China qui a pour vocation de faire découvrir au public occidental le manhua, ses auteurs talentueux et la culture chinoise en général.

Soyez curieux !

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Tout homme est une nuit de Lydie Salvayre

Anas, professeur de français à Amboise, est atteint d’un cancer. Il quitte sa compagne avec qui la vie de malade se révèle difficile et se réfugie dans un petit village du Sud de la France. Il espère y trouver quiétude et douceur de vivre. Mais la déception est forte, car l’ accueil des villageois est très réticent. Au café des sports, seul lieu de rencontre  géré par Marcellin,   Anas ne trouve aucun interlocuteur .Un  groupe d’êtres insatisfaits et obtus y passent leur temps à boire et  échanger des propos venimeux et sans intérêt.  Ils s’indignent contre  l’ arrivée de cet étranger légèrement basané. La rencontre d’Anas avec Mina, une jeune serveuse de la région est devenue leur préoccupation quotidienne. Les habitués  tiennent des propos de plus en plus agressifs et délirants qui déboucheront sur un drame. 

Cinglant et bien écrit,  ce roman oppressant est une histoire de racisme ordinaire. Lire la suite

L’éveil du maître du donjon : Gary Gygax et la création de Donjons & Dragons

Cette BD documentaire retrace la vie de Gary Gygax et surtout comment il créa le premier et le plus célèbre jeu de rôles : « Donjons et dragons ». Lassé par les limites des jeux stratégiques de l’époque (war games), il créera un système de jeu interactif, évolutif, créatif, modulable à l’infini ; une révolution dans le monde du jeu. Toujours joué à l’heure actuelle, « Donjons et dragons » a surtout contribué à nourrir l’imaginaire et la créativité de générations entières de joueurs.

Mais qui est Gary Gygax, le mythique créateur de ce jeu de légende ?

Cette BD vous propose de découvrir ce personnage mystérieux et emblématique de la pop culture à travers le témoignage de ceux qui l’ont connu, vous plongeant dans les coulisses de la création du jeu le plus important du XXe siècle. Un hommage graphique et narratif jusque dans sa forme puisque, à l’image du jeu lui-même, L’Ascension du maître du donjon plonge le lecteur dans une aventure vécue à la première personne (à la manière du « livre dont vous êtes le héros »). Par vos choix et vos prises de décisions, VOUS jouerez le rôle des différents protagonistes de l’histoire !

Geek, anciens ou actuels jeu-de-rôlistes, néophytes, lisez cette bd, il n’est jamais trop tard pour découvrir et jouer au jeu le plus complet, le plus imaginatif, le plus libre et le plus social qu’on ait jamais inventé !

Un ancien joueur 🙂

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Tortues à l’infini de John Green

L’avis de Marie, notre stagiaire

Dès les premières lignes, l’envie de surligner quelques citations se fait ressentir. Puis, on s’attend à une histoire banale, mettant en scène des ados un peu bizarres, qu’on a (trop) pris l’habitude de lire. Finalement, outre l’enquête autour de laquelle se construit le roman, on aborde des sujets bien plus sensibles comme la perte d’un proche, l’amitié avec un grand A, l’amour adolescent mais surtout le combat incessant d’une adolescente de 16 ans contre, ses phobies, ses angoisses et son « démon » intérieur qui l’entraînent sans cesse dans des spirales de pensées aussi désagréables qu’incontrôlables. John Green aborde le sujet de l’hypersensibilité avec brio, sans stigmatiser les adolescents angoissés ni tomber dans le cliché. Il a réussi à trouver les mots justes pour parler d’un sujet à la fois sensible et parfois tabou. À dévorer sans modération.

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Le chapeau de Tétragonie de Benoît Fourchard

Henri, timide et souvent dans la lune, rêve de connaître SON nom. Comment s’appelle-t-elle, cette jolie rousse aux yeux verts qu’il croise à l’école et qui fait battre son cœur ? Un jour, sur le trottoir, Henri trouve un chapeau assez élégant et qui semble sortir tout droit d’une autre époque. « Regarde à l’intérieur Henri ! » dit une voix féminine à côté de lui. C’est ELLE, son amour secret ! « Si tu trouves à qui appartient ce chapeau, je te dis comment je m’appelle … ». Sans hésitation, Henri se met à la recherche du mystérieux propriétaire du chapeau. Une quête qui l’emmènera jusqu’à un pays inconnu : la Tétragonie.

Entre rêve et réalité, voici un roman très agréable à lire. Les personnages, attachants et drôles à fois, évoluent dans un monde un peu fantastique et surréaliste où les épinards et les ragondins sont rois. Un petit bijou à lire dès 9 ans.

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