Papote littéraire : Nature writing

Un nouveau rendez-vous bi-mensuel pour discuter de lectures autour d’un thème.

Cet été, nous vous invitons à voyager dans la nature à travers récits et romans…  N’hésitez pas à apporter vos coups de cœur et extraits à partager sur le sujet !

Jeudi 18 juillet à 18H30

Copyright : British council

Les femmes de Heart Spring Mountain de Robin Mc Arthur

« Un ami écrivain lui a dit un jour qu’il faut trouver l’histoire que l’on est seul à savoir raconter. »

Août 2011, l’ouragan Irene s’abat sur le Vermont, dévastant tout sur son passage. Vale, qui a fuit sa famille il y a des années pour la Nouvelle Orléans, revient chercher sa mère Bonnie, disparue dans la tempête. Elle retrouve sa famille, sa tante Deb, une ancienne hippie, et la vieille Hazel qui mélange les souvenirs. Cette quête est aussi l’occasion de redécouvrir le passé de cette famille, et ses origines qui rejoignent l’histoire des Etats-Unis et des Amérindiens. 

« La malédiction de la maternité, songe-t-elle : nos enfants font notre bonheur, et nous sommes incapables de faire le leur. Alors nous souffrons, doublement. »

Ce roman, qui voyage entre plusieurs époques, nous raconte la destinée de femmes fortes et singulières et la nature omniprésente dans le Vermont. J’ai aimé les errances de Léna et sa chouette, l’idéalisme de Deb, les blessures de Hazel tout comme les difficultés identitaires de Bonnie et sa fille Vale. Si le roman parle surtout des femmes, les hommes sont là en filigranes, touchants avec leur tendresse et leurs lâchetés. 

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Toute la beauté du monde n’a pas disparu de Danielle Younge-Ullman

Ingrid, 17 ans, ne comprend pas ce qu’elle fait dans ce camp de survie en pleine nature. Elle n’a pas sa place parmi ses ados à problèmes qui ont des comptes à régler avec la société. Mais elle a
passé un contrat avec sa mère, et pour obtenir de faire des études de chant dans une prestigieuse école artistique anglaise, elle est prête à affronter ses trois semaines de trek dans la boue attaquée par les moustiques.

Au fil des jours et des (més)aventures, elle écrit des lettres à sa mère, qu’elle n’enverra jamais mais qui lui permettent d’expier. Elle raconte aussi ce qu’elle tait aux autres. Son enfance en tournée avec sa mère, Margot-Sophia Lalonde, étoile montante de l’opéra, jusqu’au drame, les cordes vocales endommagées. La dépression et ces jours sombres où sa mère ne sortait plus du lit. L’amour, aussi, salvateur ou décevant. Et surtout sa passion pour le chant, dévorante mais impossible à vivre pour ne pas blesser l’ancienne cantatrice. 

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