Le tardigrade de Pierre Barrault

Le tardigrade de Pierre Barrault est un roman déroutant, où il est question de tardigrade, mais surtout de tout autre chose. Mais qu’est-ce qu’un tardigrade, me direz-vous ?

C’est un animal, microscopique créature mesurant environ 1 mm, qui propose au lecteur une visite tel un agent immobilier dans les divers appartements de son immeuble.
On y découvre le monde tel qu’on ne l’a encore jamais vu, c’est à la fois rafraîchissant et déconcertant : les amis que l’on invite sont irrémédiablement aspirés par le vide s’ils ont le malheur de se rendre sur le balcon, les panneaux de signalisation ne sont pas toujours pris au sérieux, les boulangers vendent des branches mortes en assurant que c’est du pain, et en cas de coupure d’eau, il faut pleurer sous la douche pour pouvoir se rincer.

De petits chapitres, de petits paragraphes liés au fait de la taille de la créature ?
Pierre Barrault décoche l’hyperbole, l’hypothèse, l’aphorisme, la tautologie, le non-sens, le paradoxe, les superlatifs, le sens des contraires et ses oxymores pour faire mouche à chaque phrase.

Pour ceux qui aiment Henri Michaux, Boris Vian, Topor.
Une petite réserve, néanmoins : n’espérez pas trop en apprendre sur le tardigrade.

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