109, rue des Soupirs de Mr Tan et Yomgui Dumont

Elliot a 9 ans, des parents en permanence absents et une grande maison… hantée! Ah oui, le 109, rue des Soupirs est réputé pour ses quatre fantômes: Eva, Walter, Angus et Amédée. Chacun vient d’une époque différente et a une personnalité bien différente mais ils forment une drôle famille et prennent Elliot sous leur aile.
Ses parents ne sont pas complètement à côté de la plaque et pensent à lui envoyer une baby-sitter… Mais quelle baby-sitter!

Par l’auteur de Mortelle Adèle, l’histoire est drôle et inattendue. Les dessins sont détaillés et sobres en nuances de gris. Plusieurs rires vous attendent dans ses pages et au vu comme le tome 2 ne déçoit pas, la série promet d’être très réussie!

Judith

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Noire d’Emilie Plateau

Vers 1950 au sud des États-Unis, à Montgomery, en Alabama, Claudette Colvin, une jeune adolescente noire, résiste et fait preuve d’un courage remarquable et héroïque ! On est en pleine ségrégation. Sa condition ne lui offre aucun droit. Et pourtant le 2 mars 1955, Claudette ne cédera pas sa place. Neuf mois avant Rosa Parks, elle est la première noire à se défendre en justice et à ne jamais lâcher son statut de non coupable face à celle-ci.

Comment alors son nom fini par être oublié ? Il est temps de réparer. Vous avez les cartes en mains. Vous pouvez ouvrir cette bande dessinée et partager son histoire.

Anne-So

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Géante de Jean-Christophe et Nuria Tamarit

Une BD avec une femme à l’apparence et à la force surhumaine comme héroïne on adore !

Elle s’appelle Céleste, elle est orpheline et finira cadette d’une fratrie de 6 au cœur de la montagne. Curieuse et intrépide elle parcourra des horizons toujours nouveaux et y rencontrera une infinité de personnages de caractère (sorcières et autres ne manquent pas à l’appel) ! Une géante au grand cœur et au courage inébranlable est une excellente compagnie ! Un reboostant à garder précieusement 🙂

Anne-So

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Tous les héros s’appellent Phénix de Jérémie Royer d’après Nasatia Rugiani

Tous les héros s’appellent Phénix est un roman de Nastasia Rugani édité à l’école des loisirs. Rue De Sèvres vient d’adapter ce roman en BD, une bonne occasion pour vous parler de ce récit !

Tous les héros s’appellent Phénix, c’est l’histoire de Sacha et de sa grande-sœur, Phénix. Elles vivent dans une petite maison au bord d’un lac. Leur père est absent depuis environ un an et leur mère est régulièrement absente à cause de son travail. Un soir, après l’école, alors que les deux sœurs rentrent à pieds, une voiture les dépasse puis s’arrête. La route à faire est encore longue et Phénix explique à sa sœur qu’il n’est pas prudent de monter dans le véhicule d’un inconnu… Heureusement, il ne s’agit pas d’un inconnu mais du professeur principal de Phénix. Celui-ci propose de ramener les filles chez elles puis va petit à petit se rapprocher de la famille jusqu’à démarrer une relation avec la maman et s’installer dans la maison près du lac.

Si le professeur a, au départ, l’air d’être une personne adorable et bien sous tous rapports, la vie à la maison du lac va, graduellement, devenir de plus en plus difficile pour les filles.

Le roman comme la BD sont poignants et nous remuent au plus profond. C’est un cauchemar que nous lisons et nous tremblons pour les héroïnes.

J’avais lu le roman il y a plusieurs années et celui-ci m’avait laissé un souvenir très fort, sans pour autant que je puisse me rappeler des détails. La bande dessinée m’a donc permis de me rafraichir les idées et de me replonger dans ce récit captivant. Si, évidemment, la bande dessinée est plus courte et que des concessions ont dû être faites dans le récit, je trouve toutefois l’adaptation fidèle et vous conseille la lecture tant du roman que de la BD !

Noémie

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Erwann de Mayen et Cozic

Erwann veut faire du skate depuis toujours après avoir admiré son grand frère pendant des années. Malheureusement, la disparition de Jeff dans une avalanche rend le sujet sensible à la maison.
Mais Erwann persévère, même en cachette de sa mère et découvre le skatepark avec ses lois et ses nouveaux amis.

Malgré une entrée en matière assez lourde avec le décès du grand frère, cette histoire reste légère et traite de plusieurs sujets avec délicatesse et simplicité. Deux tomes sont déjà sortis et on attend la suite avec impatience.

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Love Corp de J. Personne et L. Cognet

Lorsque le professeur Léglise invente un bracelet connecté qui vibre lorsque deux âmes sœurs sont à proximité, il ne se doute pas à quel point il va changer l’approche de l’amour. Manu l’étudiant trop timide, Emma la professeure lasse des relations foireuses ou Titi qui refuse qu’on lui dicte sa vie, vont en faire les frais pour trouver une réponse à la question : qu’est-ce que l’amour ? Et si un bracelet révolutionnaire vous permettait d’identifier votre vraie moitié, tenteriez-vous l’aventure ? Il suffit de donner quelques informations et les « bracelets détectent des personnes qui vous sont compatibles à au moins 97% ».

Dystopie du bonheur qui ne laisse aucune place à ceux qui ne suivent pas la norme. Comme Titi par exemple quand en guise de cadeau d’anniversaire ses amis lui offrent ce fameux bracelet. « Ah, parce que je dois finir en couple ? Pourquoi la finalité de nos vies serait forcément d’être en couple !? » Et si finalement, tout ça n’était qu’une énorme farce ? Trouver l’Amour sans peur, sans doute, sans frémissement, sans erreur, est-ce vraiment l’amour ? Quid des sentiments, des émotions, de la réflexion ; payez, un algorithme décidera pour vous à moins qu’un bug ne l’en empêche et ce jour là serez voue encore capable de décider par vous même ?!

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Ecolila : Fable écologique à l’usage de l’amour d’un père pour sa fille de François Olislaeger

C’est l’histoire d’une balade intimiste entre un père et sa fille de 5 ans.  Lui, le père, a été un enfant des champs, élevé au grand air, au milieu de la nature et loin des tracas de la ville. Par contre, Lila, sa fille est une pure citadine, habitant Mexico, l’une des plus grandes mégapoles au monde.  Aussi, pour se retrouver un peu au calme, ils se réfugient dans le parc de Chapultepec.  Tout au long de leur balade, le père va essayer de transmettre son amour de la nature à sa fille et, elle, lui rappeler par ses jeux d’enfants l’importance de la relation présente aux personnes et aux choses qui nous entourent.  Une balade est à la fois intime (dans le relation père/fille), foisonnante (dans l’atmosphère), organique (dans le dessin) et engagée (dans le propos) !

Au-delà de tout militantisme, ce superbe livre éminemment graphique ouvre des portes sur l’évolution de notre société et de notre planète face aux changements que nous avons provoqués. Une sensibilité à fleur de crayon, un cri éco-graphique poussé à l’intention de nos enfants !
Sélection au FIBD d’Angoulême.

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Sabre d’Eric Feres

15.000 ans avant notre ère, durant le Pléistocène, la Terre connaît une période de glaciation. Dans un lieu encore épargné par le froid, un étrange éclair s’abat une nuit au sommet d’une montagne. A l’intérieur d’une grotte naissent au même moment trois tigres à dents de sabre. L’un d’eux, Sabre, est particulièrement différent des autres… Malgré la méfiance du reste de la meute, le nouveau-né va pourtant être de toutes leurs aventures au rythme des saisons changeantes !

Un récit muet de 250 pages !, dans un format à l’italienne, aux dessins et aux couleurs magnifiques. Drôle, poétique, émouvant même avec des pointes d’humour réconfortantes dans ce monde sans pitié. On s’attache à ce petit tigre malingre et maladroit, moche comme un dessin de Sfar, et on se laisse porter par son voyage en espérant à chaque page qu’il survive à la page suivante.
On vogue ici dans la BD très haut de gamme, dans les eaux du fantastique travail de Jens Harder (Alpha… directions, Beta … civilisations) ou des BD muettes de Grégory Panaccionne (Un océan d’amour, âme perdue). Même si le but du livre demeure un peu obscur (métaphore de l’évolution?), le voyage reste dépaysant.

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La Forêt des Renards Pendus de Nicolas Dumontheuil, d’après un roman d’Arto Paasilinna

Rafael Juntunen a réussi un braquage, dont il a tiré quatre lingots d’or, mais qui vit son complice se faire arrêter. Ledit complice, un fou sanguinaire, va bientôt sortir de prison, bien décidé à récupérer sa part du magot, là où Rafael n’a aucunement l’intention de lâcher le grisbi. Il s’enfuit donc, au nord, toujours plus au nord, au fin fond de la Laponie, dans la forêt des renard pendus. Bientôt rejoint, malgré lui, par un major de l’armée complètement alcoolique ayant décidé de prendre une année sabbatique dans un chalet de bûcheron loué pour l’occasion. Ce dernier l’invite à s’installer avec lui. A ce premier couple, vient se greffer une nonagénaire lapone, la plus vieille Lapone skolte au monde ! fuguant avec son chat sous le bras la maison de retraite dans laquelle la bonne société veut la placer. Et, entre ce trio loufoque et maintes péripéties, dans ce huis clos nordique, un flic corruptible, deux prostituées affectueuses, un renard curieux surnommé « 500 balles » et même quelques touristes allemands. Au cœur de cette nature sauvage, ils vont progressivement équiper leur cahute de tout le confort (Sauna, bagnoire, hifi, etc.) grâce à l’or de Rafaël. Tout semble aller pour le mieux dans ce petit paradis lapon mais même dans le grand nord, la civilisation vous retrouve toujours !

Pour les amateurs comme moi de Paasilinna (Le lièvre de Vatanen, Petits suicides entre amis), cette adaptation fidèle du roman éponyme, a gardé toute sa saveur, son humour décalé, son ironie et ses personnages burlesques défiant la morale coutumière. Le tout sur un ton entièrement assumé de joyeuse immoralité, car ici la luxure est délicate, la corruption est badine, le crime désinvolte. Perdus au milieu de nul part, nos héros anti-conventionnels se découvriront un attachement sincère en une amitié inattendue. On s’attache d’autant plus à ses personnages, à l’affection qui naîtra entre eux, qu’ils sont eux même sans attache, décidés pour un temps à se couper du monde extérieur.
L’écueil des adaptations littéraires est bien connu : accoucher d’un album bavard. Même si certains descriptifs, surtout au début de l’histoire, peuvent l’être un peu et paraître redondants avec l’image, dans l’ensemble cela n’est pas gênant. Cela nous permet par ailleurs de conserver le recul nécessaire pour apprécier le burlesque des situations présentées et les dialogues ne sonnent pas faux, bien au contraire. Le rythme de l’album est haletant, N. Dumontheuil ayant su élaguer la matière initiale pour n’en garder qu’une substantifique moelle trépidante.

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BL métamorphose de Kaori Tsurutani

Yuki, une grand-mère découvre les mangas par rien d’autre que le genre BL (Boys love, des romances entre garçons) et elle en devient vite accroc !  Une histoire attachante sur la relation entre cette vieille femme isolée et une jeune ado libraire timide (Urara)  qui va devenir sa conseillère et  lui faire découvrir tout l’univers entourant le manga (Editeurs, conventions, etc.). 

Un récit intergénérationnel qui démontre qu’entre passionné.e.s l’âge importe peu !  A mettre entre toutes les mains … même celles de sa grand-mère!

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Vers la ville de Tom Gauld

« Une nouvelle vie s’offre à vous. Installez-vous en ville ! » : Le prospectus en main, les deux héros de Vers la ville décident de tout abandonner. Quelle direction prendre ? Peu importe : les routes sont faites pour relier les villes, il doit donc y avoir une ville à chaque bout…De cette errance semée de pluie et de petits tracas, Tom Gauld tire le plus tendre des récits initiatiques. Pour pimenter leur quête, aucun bandit ni tornade, juste l’aventure au quotidien ou le quotidien de l’aventure qu’importe.

Tom Gauld est d’abord un prodigieux conteur, et on retrouve avec bonheur l’humour absurde, tout en finesse et en nuances.  Un minimalisme maîtrisé, humain, vulnérable, drôle, romantique.  Simplement bon !

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Mars de Fabcaro et Fabrice Erre

Quand la France, dans le but de reconquérir sa place de nation phare et de retrouver sa grandeur d’antan, essaye d’envoyer une fusée sur Mars équipée d’un moteur de Twingo, la volonté et le chauvinisme y sont mais ce n’est pas gagné pour autant 

Une série de strips hilarants de ce duo d’auteurs habitué à la parodie.  Un humour plus « adulte » que dans « Z comme Don Diego », le propos contemporain (politique, téléréalité), les références actuelles, le ton dans l’époque (très sixties), sans pour autant négliger le bébête qui fonctionne à merveille, et surtout l’absurde délicieux.
Lisez, c’est léger, drôle et sans prétention sinon de vous faire rire !

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A travers de Tom Haugomat

Tom et Noémie ont lu A travers de Tom Haugomat, édité chez Thierry Magnier… Et ils ont beaucoup aimé ! Tom a donc décidé de vous en parler 🙂

Une BD sans texte qui vous laissera sans voix !
C’est la vie d’un gamin qui voulait devenir astronaute … Des couleurs pour remplacer les mots, chaque page est un tableau, elle se déguste comme on mange un mille feuilles.
Ce n’est pas une BD (un roman graphique peut être), son auteur n’est pas un auteur de bd (il vient de l’animation) et pourtant c’est bien plus qu’une bd !
Vous l’aurez deviné, j’ai aimé 🙂

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Les brigades immunitaires

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce manga n’est pas axé que sur l’éducatif. Bien sûr, le fonctionnement du corps humain est omniprésent mais l’histoire est rythmée par des combats épiques, à la « One Punch Man » ou autre shonen d’action, entre Globules blancs et virus ou bactéries.

Pour les plus âgés, ce manga vous rappellera la série « Il était une fois la vie ». Les encadrés sont très bien documentés sans pour autant être lourds (les lecteurs impatients peuvent même les passer). À côté de cela, l’ambiance du manga est assez explosive. Les ennemis du corps humain ont vraiment la classe : les pneumocoques ressemblent à des aliens/insectes, le virus grippal a l’apparence d’un zombie et les cellules cancéreuses sont plus qu’inquiétantes. Bref, un manga à découvrir !

Dès 12 ans, série disponible en section jeunesse.

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The Promised Neverland

Emma, Ray et Norman vivent tous les trois à l’orphelinat Grace Field House. Ils y passent des moments heureux avec leurs « frères » et « sœurs » et « Maman » qui s’occupe d’eux et qu’ils aiment profondément. De temps à autre, un orphelin quitte le foyer pour rejoindre une nouvelle famille d’accueil. C’est le cas de Conny, une adorable petite fille de six ans. Au moment de partir, Emma et Norman constate que celle-ci a oublié « Little Bunny », sa peluche lapin dont elle ne se sépare jamais. Exceptionnellement, les deux amis désobéissent à Maman et se dirigent vers le portail interdit où Conny s’apprête à quitter l’enceinte de Grace Field House. Là, Emma et Norman font une terrible découverte et réalisent que leur existence repose sur un monstrueux secret.

Je ne vais pas vous en dévoiler d’avantage, sachez juste que ce premier tome peut être résumé en une phrase : « Méfiez-vous des apparences ! ». Cette série haletante s’inscrit dans un univers glauque et cruel. Le scénario est original et propose des héros intelligents qui ne laissent rien au hasard.  Dès le début du récit, on se sent impliqué et on suit avec attention les plans élaborés par les orphelins, en espérant qu’au final, ça se passe bien pour eux.  Au niveau graphique, on a quelque chose de qualité. Ce n’est pas étonnant si cette série a été citée lors de la 10e édition du Grand Prix du Manga au Japon.

La série se trouve en section ados (mezzanine). Elle s’adresse plutôt à des lecteurs avertis.

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